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Résumé des recommandations relatives au dépistage du cancer colorectal

Recommandations fondées sur les données probantes de ContrôleCancerColorectal, le programme ontarien de dépistage du cancer colorectal. Aussi disponibles sous la forme d’une brochure : Guide de dépistage des personnes présentant un risque moyen à l’aide du test immunochimique fécal (TIF) en Ontario – ContrôleCancerColorectal (CCC)

Dépistage des personnes présentant un risque moyen de cancer colorectal

  • Les personnes ne présentant pas de symptômes devraient se faire dépister à l’aide d’un test immunochimique fécal (TIF) tous les deux ans. 
  • Les résultats anormaux au TIF devraient être suivis d’une coloscopie dans les huit semaines. Les hommes et femmes de 50 à 74 ans sans antécédents familiaux de cancer colorectal qui choisissent la sigmoïdoscopie flexible comme méthode de dépistage devraient faire l’objet d’un dépistage tous les 10 ans.

Le risque moyen désigne :

  • Les personnes entre 50 et 74 ans, et n’ayant pas de parent au premier degré (parent, frère/sœur ou enfant) ayant reçu le diagnostic de cancer colorectal;
  • Les personnes n’ayant aucuns antécédents personnels de polypes précancéreux exigeant une surveillance ni de maladie intestinale inflammatoire (c.-à-d. maladie de Crohn ou colite ulcéreuse).

Dépistage à l’aide du TIF

Pour de plus amples renseignements sur le TIF, notamment les consignes d’utilisation pour les patients, consultez la page Dépistage du cancer colorectal

Commander un TIF pour un patient

Remplissez un formulaire de demande de TIF pour commander une trousse de test immunochimique fécal (TIF) pour les personnes admissibles présentant un risque moyen. La trousse de TIF ne peut pas être commandée à l’aide d’une demande d’analyse de laboratoire du Ministère de la Santé et des Soins de longue durée ou d’une demande d’analyse de laboratoire d’un hôpital  Des consignes pour remplir un formulaire de demande de TIF sont également disponibles.

  • LifeLabs enverra par courrier une trousse de TIF à la personne participant au dépistage à l’adresse postale de son choix en Ontario. Les participants peuvent choisir que leur trousse soit envoyée à leur adresse principale (leur domicile) ou à une autre adresse postale en Ontario (p. ex., un centre de santé ou le domicile d’un proche) s’ils ne sont pas sûrs de demeurer à leur adresse principale (p. ex., s’ils sont en situation de logement précaire ou s’ils envisagent de déménager). L’autre adresse peut être indiquée dans la demande à la section « FIT Kit Mailing Address » (adresse d’envoi de la trousse de TIF). L’adresse d’envoi de la trousse de TIF ne sera pas utilisée pour envoyer les courriers relatifs au programme.
  • LifeLabs enverra par courrier une trousse de TIF à l’adresse postale en Ontario choisie par le patient. L’adresse d’envoi de la trousse de TIF peut être indiquée dans le formulaire de demande (dans la section « FIT Kit Mailing Address »). Elle peut être différente de l’adresse principale du patient. L’adresse d’envoi de la trousse de TIF ne sera pas utilisée pour envoyer les courriers relatifs au programme.
  • Vérifiez que l’adresse postale du participant est exacte (y compris l’autre adresse pour l’envoi de la trousse de TIF, le cas échéant) et vérifiez sa date de naissance.
  • Envoyez la demande de TIF remplie directement à LifeLabs (télécopieur : 1.833.676.1427 ). Ne remettez pas la demande de TIF à votre patient. 
  • LifeLabs étudiera la demande pour vérifier son exhaustivité et l’admissibilité du patient, en fonction de son Assurance-santé de l’Ontario, son âge et du statut de dépistage à l’aide du TIF.
  • LifeLabs enverra une trousse de TIF au patient. Vous ne pourrez pas conserver des trousses de TIF dans votre cabinet. 
  • Le Guide pour le dépistage à l’aide du test immunochimique fécal (TIF) des personnes présentant un risque moyen en Ontario de ContrôleCancerColorectal (CCC) est un guide de référence qui explique comment commander une trousse de TIF pour un participant au dépistage. 
  • Pour toute question, téléphonez à LifeLabs au 1.833.676.1426 .
  • Fournisseurs en milieu hospitalier : Avec le passage au TIF, les fournisseurs de soins primaires et les spécialistes qui exercent en milieu hospitalier peuvent utiliser le nouveau formulaire de demande de TIF de ContrôleCancerColorectal pour commander les trousses relatives à ce test aux fins de dépistage du cancer colorectal. Action Cancer Ontario ne recommande pas d’utiliser le TIF pour des motifs autres que le dépistage du cancer colorectal (p. ex., le TIF n’est pas recommandé pour l’établissement d’un diagnostic ou des analyses hors laboratoire). Les analyses des selles ont une faible sensibilité pour le diagnostic du cancer colorectal chez les personnes présentant des symptômes , et l’utilisation de ces tests comme outil de diagnostic (p. ex., utilisation dans la salle d’urgence pour les personnes présentant des symptômes qui suggèrent une hémorragie gastro-intestinale) s’est avérée entraîner des retards et des inefficacités en matière de diagnostic.

Aspects cliniques

Personnes présentant des saignements rectaux

  • Peu importe l’âge de la personne ou s’il est temps pour elle de se faire dépister, les personnes présentant des symptômes qui n’ont pas été explorés nécessitent un bilan diagnostique. N’utilisez pas le TIF pour le dépistage des personnes présentant des symptômes.
  • Dans le cadre d’un examen physique approfondi, il est important de procéder à un examen rectal digital sur les personnes présentant des saignements rectaux qui n’ont pas été explorés. Il n’est pas approprié de réaliser une recherche de sang occulte dans les selles par test au gaïac dans votre cabinet.
  • L’évaluation endoscopique à l’aide de la sigmoïdoscopie flexible ou de la coloscopie est nécessaire pour rechercher la cause des saignements, même si l’examen rectal digital a révélé une source bénigne (p. ex., une fissure). 

Personnes atteintes d’une anémie ferriprive

  • L’anémie ferriprive peut être une manifestation du cancer colorectal. Les personnes atteintes d’une anémie ferriprive inexpliquée doivent être orientées pour subir une coloscopie dans les meilleurs délais. 
  • Les analyses de selles (TIF) ne doivent pas être utilisées pour motiver une demande de consultation ou d’examen spécialisé pour les personnes présentant des symptômes ou d’autres problèmes de santé suggérant la présence d’un cancer colorectal, car cette utilisation peut entraîner un retard dans le diagnostic.

Personnes présentant des saignements occasionnels à cause d’une source bénigne déjà explorée (p. ex., hémorroïdes), du cycle menstruel ou de soins dentaires

  • Les personnes qui ont reçu des soins dentaires entraînant des saignements doivent attendre trois jours avant de réaliser un TIF. Les personnes dont les saignements proviennent d’une source bénigne déjà explorée ou du cycle menstruel peuvent se faire dépister à l’aide du TIF si elles réalisent le test trois jours après l’arrêt des saignements. Pour les personnes qui ne peuvent pas être dépistées à l’aide du TIF, car les saignements sont plus fréquents que tous les trois jours, la sigmoïdoscopie flexible est un test de dépistage acceptable.
  • Les personnes dont la source bénigne des saignements a déjà fait l’objet d’examens, mais dont les symptômes ont changé, doivent faire l’objet d’examens approfondis et ne doivent pas réaliser de TIF.
  • Les personnes présentant des saignements d’origine non confirmée doivent faire l’objet d’examens. Le TIF ou la recherche de sang occulte dans les selles ne doivent pas être utilisés pour le dépistage de ces personnes.  Action Cancer Ontario ne recommande pas d’utiliser le TIF pour des motifs autres que le dépistage du cancer colorectal (p. ex., pour l’établissement d’un diagnostic ou des analyses hors laboratoire). Les analyses des selles ont une faible sensibilité pour le diagnostic du cancer colorectal chez les personnes présentant des symptômes , et l’utilisation de ces tests comme outil de diagnostic (p. ex., utilisation dans la salle d’urgence pour les personnes présentant des symptômes qui suggèrent une hémorragie gastro-intestinale) s’est avérée entraîner des retards et des inefficacités en matière de diagnostic.

Personnes atteintes d’hémoglobinopathie

  • Selon les données probantes existantes, les personnes présentant des variantes d’hémoglobine courantes peuvent être dépistées à l’aide du TIF.
  • Le TIF détecte la présence de sang dans les selles à l’aide d’anticorps polyclonaux qui reconnaissent les différents sites sur la molécule de globine humaine.
  • Une hémoglobinopathie est un problème de santé caractérisé par la synthèse anormale d’une ou plusieurs des quatre chaînes d’hémoglobine, ce qui entraîne la production de variants d’hémoglobine (Hbg). Selon le peu d’études portant sur ce sujet, le TIF semble détecter de façon adéquate le sang dans la majorité des cas testés avec les variants d’hémoglobine (p. ex., HbC, HbD, HbE, trait drépanocytaire, drépanocytose, porteur du gène de la drépanocytose et de thalassémie bêta). Les études disponibles suggèrent que le TIF a une capacité limitée à détecter la thalassémie bêta majeure, comme HbF. Toutefois, en raison des transfusions sanguines fréquentes chez les personnes atteintes de ces troubles, la proportion de variants d’hémoglobine anormaux ne devrait pas avoir de pertinence.
  • Par conséquent, les données probantes ne sont pas assez nombreuses pour suggérer que les personnes présentant des variants d’hémoglobine courants ne devraient pas effectuer de dépistage à l’aide du TIF.  ContrôleCancerColorectal recommande le dépistage à l’aide du TIF pour les personnes admissibles atteintes de ces troubles. Le programme ContrôleCancerColorectal continuera d’étudier les données probantes dans ce domaine et révisera ses recommandations au besoin.

Personnes prenant du fer

  • Les personnes prenant du fer peuvent effectuer un TIF sans modifier leur alimentation ou leur prise de suppléments. Il n’y a pas de restrictions liées à l’alimentation ou aux suppléments, car le TIF détecte la présence de sang dans les selles à l’aide d’anticorps propres à la globine humaine. Le TIF ne détecte pas la présence de fer. Par conséquent, le fer de source alimentaire ou les sources alimentaires d’hémoglobine non humaine n’entraîneront pas de faux-positifs.

Personnes prenant des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des anticoagulants oraux

  • Les personnes prenant des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des anticoagulants oraux peuvent effectuer le TIF sans modifier leur traitement médicamenteux.  Cette décision est étayée par plusieurs examens systématiques récents et méta-analyses.

Intervalle de dépistage

  • Le TIF doit être effectué tous les deux ans chez les personnes entre 50 et 74 ans, qui présentent un risque moyen de développer un cancer colorectal.
  • Si les résultats au TIF d’une personne sont anormaux, une coloscopie doit être réalisée dans les huit semaines.
  • Si la coloscopie ne détecte aucun polype ou seulement des polypes hyperplasiques dans la région recto-sigmoïdienne, le dépistage à l’aide du TIF doit reprendre au bout de 10 ans. 
  • Si la coloscopie détecte la présence de polypes, veuillez consulter les ColonCancerCheck’s Recommendations for Post-Polypectomy Surveillance (en anglais seulement).
  • Si une personne présente un risque accru de développer un cancer colorectal, consultez la section « Dépistage des personnes présentant un risque accru de cancer colorectal » plus bas, pour de plus amples renseignements à ce sujet.

Résultats anormaux

  • Les résultats anormaux au TIF devraient être suivis d’une coloscopie dans les huit semaines.
  • Le repère de huit semaines a été établi par le groupe de concertation sur les temps d’attente de l’Association canadienne de gastroentérologie et est conforme aux recommandations établies par le réseau national de dépistage du cancer colorectal du Partenariat canadien contre le cancer.
  • Lorsque les résultats d’une personne au TIF sont anormaux, une coloscopie doit être réalisée rapidement, car il est plus probable qu’elle soit atteinte d’un cancer colorectal qu’une personne présentant un risque moyen qui est dépistée à l’aide d’une coloscopie ou une personne présentant des symptômes gastro-intestinaux qui subit une coloscopie. Les retards dans le diagnostic après l’obtention de résultats anormaux au TIF pourraient permettre au cancer d’évoluer à un stade plus avancé et retarder l’administration du traitement. 
  • Les personnes dont les résultats au TIF sont anormaux seront probablement anxieuses et préoccupées en attendant d’être prises en charge pour un suivi. Pour aider à lutter contre cette anxiété, les fournisseurs de soins primaires doivent rapidement orienter leurs patients vers une coloscopie afin que la procédure soit réalisée dans les huit semaines après la réception des résultats anormaux au TIF. 
  • Il n’est pas approprié de réaliser un nouveau TIF après avoir obtenu des résultats anormaux au TIF ou à la RSOSg. Cela peut entraîner des retards dans le diagnostic et l’administration du traitement. LifeLabs n’acceptera pas les demandes de nouveau TIF après l’obtention de résultats anormaux. 
  • Les coloscopies de suivi après l’obtention de résultats anormaux demandent plus de temps, d’expertise et d’équipement, étant donné la plus forte probabilité de néoplasie avancée (y compris de cancer colorectal et d’adénomes à haut risque) chez les personnes dont les résultats sont anormaux. Ces coloscopies potentiellement plus complexes expliquent pourquoi tous les établissements ne proposent pas de coloscopies après des résultats anormaux au TIF et que les voies habituelles d’orientation ne s’appliquent pas toujours.
  • Renseignez-vous sur les stratégies régionales visant à garantir un accès en temps opportun à la coloscopie pour les patients dont les résultats au TIF sont anormaux. Pour connaître la liste des établissements financés par Action Cancer Ontario pour offrir des coloscopies aux patients dont les résultats au TIF sont anormaux, consultez la page https://www.cancercareontario.ca/fr/FITcolonoscopy.

Dépistage des personnes présentant un risque accru de cancer colorectal

  • Une personne présente un risque accru de développer un cancer colorectal si elle a des antécédents familiaux de cancer colorectal dont au moins un parent au premier degré (parent, frère/sœur ou enfant) ayant eu la maladie.
  • ContrôleCancerColorectal recommande que les personnes présentant un risque accru de développer un cancer colorectal mais ne présentant pas de symptômes soient dépistées à l’aide d’une coloscopie. Une personne présentant un risque accru doit commencer le dépistage à 50 ans, ou 10 ans avant l’âge auquel votre parent a reçu le diagnostic, selon la première de ces éventualités.
  • L’intervalle de temps entre deux coloscopies, lorsque les résultats de la première coloscopie étaient normaux, dépend des antécédents familiaux :  
  • Tous les 5 ans pour les personnes dont un parent au premier degré a reçu le diagnostic de cancer colorectal avant ses 60 ans;
  • Tous les 10 ans pour les personnes dont un parent au premier degré a reçu le diagnostic de cancer colorectal à 60 ans ou plus.
  • Le programme ContrôleCancerColorectal n’assure pas le dépistage des personnes présentant un risque élevé de développer un cancer colorectal chez qui l’on constate des syndromes héréditaires de cancer colorectal, comme la polypose adénomateuse familiale (PAF) et le syndrome de Lynch.

Pour de plus amples renseignements sur l’analyse génétique et les symptômes héréditaires, veuillez consulter la page OHIP Bulletin 4381 du ministère de la Santé et des Soins de longue durée ou la page de la Société canadienne du cancer.

Dépistage des personnes ne faisant pas partie de la population admissible

Personnes de moins de 50 ans

  • Le programme ContrôleCancerColorectal ne recommande pas le dépistage régulier des personnes de moins de 50 ans qui n’ont pas de parent au premier degré ayant reçu le diagnostic de cancer colorectal.
  • Même si le nombre de cas de cancer colorectal diagnostiqué chez les adultes plus jeunes est en hausse au Canada, il est toujours très faible chez les personnes de moins de 50 ans.
  • On estime que 93 % des nouveaux cas de cancer colorectal seront diagnostiqués chez des personnes de plus de 50 ans en 2018.
  • Le risque de développer un cancer étant bien plus élevé chez les personnes de plus de 50 ans, il s’agit toujours du groupe le plus susceptible de tirer avantage du dépistage. 
  • Toutefois, les personnes de tout âge présentant des symptômes (p. ex., saignements rectaux) ou des troubles (p. ex., anémie ferriprive) liés au cancer colorectal doivent faire l’objet d’examens et être orientées rapidement vers un spécialiste, au besoin. Le TIF ne doit pas être utilisé chez des personnes présentant des symptômes potentiels de cancer colorectal, car cette pratique peut entraîner un retard dans le diagnostic.

Personnes de plus de 74 ans

  • Le programme ContrôleCancerColorectal ne recommande pas le dépistage régulier des personnes de plus de 74 ans. Toutefois, une personne peut décider de se faire dépister après 74 ans, si les bénéfices du dépistage sont plus importants que les risques.  
  • Les personnes dont l’espérance de vie est inférieure à 5 ans ne devraient pas se faire dépister.
  • En règle générale, le dépistage des personnes de plus de 74 ans n’est pas si bénéfique et ces personnes ont plus de risques de souffrir de complications lors du dépistage du cancer colorectal. Le dépistage peut également présenter plus de risques que de bénéfices pour les personnes de moins de 75 ans atteintes de problèmes médicaux graves. 
  • Pour certaines personnes de 75 à 85 ans, le dépistage peut être bénéfique, en particulier chez celles qui n’ont jamais été dépistées pour le cancer colorectal et, dans une moindre mesure, celles qui sont en très bonne santé.
  • Les aspects pris en compte pour décider quand effectuer le dépistage du cancer colorectal d’une personne entre 75 et 85 ans comprennent : son espérance de vie, ses antécédents de dépistage et sa volonté et sa capacité à subir une coloscopie de suivi. 
  • Le programme ContrôleCancerColorectal recommande fortement de ne pas effectuer le dépistage des personnes de plus de 85 ans. LifeLabs n’acceptera pas les demandes de TIF soumises pour les personnes de plus de 85 ans. 

 

Maladies intestinales inflammatoires

Une personne ayant des antécédents de maladie de Crohn touchant le côlon ou de colite doit être sous les soins d’un spécialiste. Les décisions comme la surveillance du risque de cancer ou de dysplasie colorectale seront prises par ce spécialiste.

Risque élevé d’antécédents familiaux

Les personnes atteintes de certains syndromes du cancer colorectal héréditaire, notamment les syndromes suivants, présentent un risque élevé de développer un cancer colorectal :

  • Polypose adénomateuse familiale (PAF) et syndrome de Lynch;
  • Polypose liée au gène MYH;
  • Syndrome de Peutz-Jeghers;
  • Polypose juvénile.

Consultez la page de la Société canadienne du cancer pour de plus amples renseignements.

Le programme ContrôleCancerColorectal n’a pas de programme structuré de dépistage pour les personnes présentant un risque élevé de cancer colorectal dû à des syndromes du cancer colorectal héréditaire. Toutefois, les personnes considérées comme présentant un risque élevé peuvent être orientées vers une clinique de génétique oncologique familiale ou une clinique de génétique qu’elles soient atteintes ou non d’un cancer. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la page du ministère de la Santé et des Soins de longue durée OHIP Bulletin 4381.

Antécédents familiaux inconnus

  • Les personnes dont les antécédents familiaux sont inconnus (p. ex., les personnes qui n’ont pas accès aux antécédents médicaux de leurs parents biologiques) doivent commencer le dépistage à 50 ans à l’aide du test immunochimique fécal (TIF).
  • Seulement 11 % de la population de l’Ontario répond à la définition de ContrôleCancerColorectal du « risque accru de cancer colorectal » fondée sur le fait d’avoir au moins un parent au premier degré (parent, frère/sœur ou enfant) atteint de la maladie.

 

Personnes présentant des symptômes ou des troubles

Les personnes chez qui on a constaté l’apparition des symptômes ou troubles suivants doivent être orientées vers un spécialiste en vue d’une évaluation et d’une éventuelle endoscopie :

  • Anémie ferriprive inexpliquée;
  • Présence de sang (rouge vif ou très foncé) dans les selles;
  • Perte de poids inexpliquée;
  • Diarrhée, constipation ou sensation d'évacuation incomplète nouvelle et persistante;
  • Gêne abdominale nouvelle et persistante.

Le TIF ne doit pas être utilisé chez les personnes présentant des symptômes (p. ex., saignement rectal) ou des troubles (p. ex., anémie ferriprive) liés au cancer colorectal. Ces personnes sont plus susceptibles d’être atteintes d’un cancer colorectal sous-jacent et doivent être orientées pour une coloscopie. La décision d’explorer les symptômes ou troubles liés au cancer colorectal doit être fondée sur le tableau clinique et ne doit pas être influencée par les résultats d’un TIF. De plus, un TIF normal peut entraîner un retard dans le diagnostic chez les personnes présentant des symptômes.  

Utilisation d’autres tests pour le dépistage des personnes présentant un risque moyen

Recherche de sang occulte dans les selles par test au gaïac (RSOSg)

Le programme ContrôleCancerColorectal ne recommande plus d’utiliser la recherche de sang occulte dans les selles par test au gaïac (RSOSg) pour le dépistage du cancer colorectal chez les personnes présentant un risque moyen. Bien qu’il existe des données scientifiques de haute qualité pour appuyer le dépistage à l’aide de la RSOSg, le TIF offre plusieurs avantages par rapport à cette méthode. Les personnes préfèrent le TIF, car il est plus facile à réaliser. Le TIF est également plus efficace que la RSOSg pour détecter le cancer colorectal et certains polypes précancéreux.

Analyses métabolomiques

  • Les analyses métabolomiques recherchent les métabolites (les produits intermédiaires et finaux du métabolisme) dans le sang ou l’urine et seraient efficaces pour évaluer le risque de développer un cancer colorectal. Actuellement, seules les analyses sanguines de recherche des métabolites sont proposées en Ontario.
  • En se fondant sur un examen systématique des données probantes, le programme ContrôleCancerColorectal ne recommande pas d’utiliser les analyses métabolomiques pour dépister le cancer colorectal.

Pour de plus amples renseignements, consultez la page Dépistage du cancer colorectal dans les populations présentant un risque moyen : Résumé de la recherche

Coloscopie

Le programme ContrôleCancerColorectal ne recommande pas d’utiliser la coloscopie pour le dépistage des personnes présentant un risque moyen.

  • Il existe peu d’études comparant le dépistage à l’aide du TIF à la coloscopie tenant compte de l’incidence et de la mortalité du cancer colorectal chez les personnes présentant un risque moyen. Plusieurs essais contrôlés aléatoires à grande échelle sont en cours pour étudier ce sujet. Les résultats préliminaires suggèrent que le TIF offre des avantages comparables. 
  • Les résultats d’un essai contrôlé aléatoire mené à grande échelle en Espagne suggèrent que le TIF était aussi efficace que la coloscopie pour détecter le cancer colorectal (33 cancers c. 30 cancers; valeur P = non significative) selon l’intention de dépister (les analyses sont fondées sur tous les participants à l’origine randomisés dans cette branche, sans prendre en compte s’ils se sont soumis au dépistage ou s’ils se sont retirés de l’essai; cette approche reflète mieux l'impact réel du dépistage car elle prend en compte l’acceptation des tests par les participants ainsi que leur précision). Bien que l’essai ait révélé que la coloscopie était bien plus efficace pour détecter des adénomes avancés que l’utilisation unique du TIF (514 c. 231; valeur P = <0,001), cet avantage peut ne pas être durable, car les personnes de la branche TIF recevront quatre rappels pour effectuer un nouveau dépistage au cours de l’essai; par comparaison, ceux de la branche coloscopie ne recevront pas de nouvelle invitation au dépistage au cours de cette intervalle de 10 ans. L’essai a également révélé que 23 % des personnes invitées à subir une coloscopie ont préféré utiliser le TIF, alors que seulement 1 % des personnes invitées à effectuer le TIF ont préféré la coloscopie (rapport de cotes : 16,8; intervalle de confiance 95 %, 13,9 à 20,2, p<0,001). Cette information est une autre preuve que les personnes préfèrent être dépistées à l’aide du TIF plutôt qu'à l’aide de la coloscopie.
  • Contrairement à la coloscopie, le TIF est un test de dépistage non invasif. Bien que la coloscopie soit un examen sans danger en règle générale, des complications peuvent survenir, notamment celles liées à la préparation des intestins (p. ex., chutes et blessures comme fracture de la hanche et anomales électrolytiques) et à la sédation. Les complications possibles liées à la coloscopie sont notamment : la perforation, des saignements post-polypectomie, des incidents cardiaques, la syncope, l’hypotension et le décès (dans de rares cas).
  • Dans l’essai contrôlé aléatoire mené en Espagne, le risque de complications était statistiquement plus faible dans la branche TIF que dans la branche coloscopie (0,1 % c. 0,5 %; valeur P = < 0,001). 
  • La coloscopie demeure le test de suivi approprié des résultats anormaux au TIF. La coloscopie demeure également le test approprié pour le dépistage des personnes présentant un risque accru de développer un cancer colorectal dans le cadre du programme ContrôleCancerColorectal. 

À propos des recommandations

Résumé de la recherche

En novembre 2015, le programme ContrôleCancerColorectal a publié un examen systématique qui évaluait les données probantes existantes sur le dépistage des adultes présentant un risque moyen de développer un cancer colorectal dans le contexte d’un programme de dépistage structuré et basé dans la population.

Les principaux objectifs du document Dépistage du cancer colorectal dans les populations présentant un risque moyen : Résumé de la recherche étaient de cerner ce qui suit :

  • Les bénéfices et risques du dépistage; 
  • Les principaux tests de dépistage du cancer colorectal les plus efficaces;
  • Les âges appropriés pour commencer et cesser le dépistage;
  • Les intervalles de dépistage.

Le résumé de la recherche faisait état des connaissances sur l’efficacité clinique et le caractère sécuritaire des tests de dépistage du cancer colorectal.  Ce résumé était la première étape de l’élaboration de recommandations révisées sur le dépistage des personnes présentant un risque moyen pour le programme ContrôleCancerColorectal.

Le résumé de la recherche a été élaboré par notre Programme de soins fondés sur la recherche, reconnu à l’international, avec l’aide d’un groupe de travail sur les lignes directrices formé particulièrement pour contribuer à l’élaboration de ce résumé. (En savoir plus sur le Programme de soins fondés sur la recherche.)

La phase suivante de l’élaboration des recommandations était l’examen de renseignements supplémentaires, comme la rentabilité, la conception des programmes existants, l’acceptabilité par le public et la faisabilité des points de vue organisationnels et économiques. Un grand groupe d’experts multidisciplinaire s’est réuni pour discuter des données probantes et proposer des suggestions de mise en œuvre. Le groupe était composé des membres suivants :

  • Représentants de programmes de dépistage nationaux et internationaux;
  • Fournisseurs de soins primaires;
  • Chirurgiens généralistes;
  • Gastroentérologues;
  • Pathologistes et professionnels en médecine de laboratoire;
  • Infirmiers endoscopistes;
  • Membres du public.

La dernière phase consistait en l’association des données cliniques et des suggestions de mise en œuvre du groupe d’experts pour les utiliser comme éléments clés dans l’élaboration des recommandations mises à jour sur le dépistage.

Conformité avec le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs

  • Les recommandations relatives au dépistage du programme ContrôleCancerColorectal sont en étroite corrélation avec les recommandations publiées en février 2016 par le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs. Les deux organismes recommandent le dépistage des personnes présentant un risque moyen de cancer colorectal à l’aide de la recherche de sang occulte dans les selles (notamment par test au gaïac (RSOSg)) ou le test immunochimique fécal (TIF) tous les deux ans, ou par la sigmoïdoscopie flexible. Aucun organisme ne recommande le dépistage des personnes présentant un risque moyen à l’aide de la coloscopie.

Remplacement de la recherche de sang occulte dans les selles par test au gaïac (RSOSg) par le test immunochimique fécal (TIF)

Le programme ContrôleCancerColorectal est désormais passé de la recherche de sang occulte dans les selles par test au gaïac (RSOSg) au test immunochimique fécal (TIF) comme examen recommandé pour le dépistage des personnes présentant un risque moyen.   

Avantages du TIF 

  • Le TIF est un test de dépistage plus sensible que la RSOSg, il est donc plus efficace pour détecter le cancer colorectal et certains polypes précancéreux.
  • Le TIF porte sur l’hémoglobine humaine, il ne va donc pas confondre les sources alimentaires du sang ou d’autres substances avec du sang humain.  
  • Ce test n’impose pas de restrictions liées à l’alimentation (p. ex., vitamine C) ou à la prise de médicaments (p. ex., anticoagulants).
  • Le dispositif de prélèvement du TIF est conçu pour être facile à utiliser et réduit le contact avec les selles au cours du prélèvement.   
  • Ce test nécessite le prélèvement d’un seul échantillon.
  • Le TIF sera automatisé par LifeLabs, ce qui rend l’interprétation des résultats plus cohérente.   
  • La recherche a révélé que les personnes préfèrent se faire dépister à l’aide du TIF plutôt qu'à l’aide de la RSOSg, avec une hausse de la participation au dépistage du cancer colorectal.    

 

Sigmoïdoscopie flexible

  • L’efficacité du dépistage à l’aide de la sigmoïdoscopie flexible a été démontrée dans le cadre de quatre essais contrôlés aléatoires de haute qualité. Ces essais ont débuté dans les années 1990 et ont été publiés entre 2010 et 2014. L’intervention était une sigmoïdoscopie flexible unique ou une première sigmoïdoscopie flexible suivie d’une deuxième à trois ou cinq ans d’intervalle. Le suivi médian allant de 10,5 à 12 ans. Parmi les quatre essais, on a constaté une réduction de l’incidence du cancer colorectal de 18 à 23 % et de la mortalité du cancer colorectal  de 22 % à 31 %. 
  • Le programme ContrôleCancerColorectal considère la sigmoïdoscopie flexible comme une option de dépistage acceptable pour les personnes présentant un risque moyen de développer un cancer colorectal. Les personnes qui choisissent ce test de dépistage, doivent être dépistées tous les 10 ans.

 

Coordonnées

Pour plus de renseignements et de ressources, veuillez communiquer avec Action Cancer Ontario :

1.866.662.9233.

screenforlife@cancercare.on.ca